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LES SUBVENTIONS AGRICOLES

Les subventions agricoles .
Pendant longtemps les subventions agricoles ont permis ou devraient permettre d appuyer les producteurs agricoles dans leurs approvisionnements en intrants.
Il apparait au fil des années que ces montants tres consistants n influencent aucunement ni sur la productivité encore moins sur les productions.
Les recentes revelations du député Moustapha Cissé Lô expliquent en partie que les veritables destinataires ne sont pas uniquement les paysans.
Selon ses déclarations de nombreux dignitaires du régimes se voient attribuer des quotas.
La dimension polique de ces scandales n est pas l objet de cette publication mais pour montrer qu une quantité importante de ces semences ne sont pas souvent ensemencées.
Il va se comprendre que ces quantités soustraites vont se refleter sur les superficies emblavées.
Celà est un fait indeniable mais il y a également beaucoup villes cataloguées rurales qui reçoivent des semences alors wuasi 40%de celles ci se retrouvent dans les marchés.
La qualité de ces semences en de multiples circonstances se révèle douteuse ce qui impactera sur la germination et les rendements .
S agissant des engrais le format et la clef de distribution n aident pas à remettre les fertilisants exclusivement aux paysans .
D autres acteurs s en mêlent ce qui fsit que les doses conseillées ne seront jamais en application .
Quand la main d’oeuvre reste intacte même vieillissante , les terres il nous faudra agir sérieusement sur les autres intrants afin de rentabilser l activité agricole.
Les mêmes observations sont valables pour les tracteurs et la petite mécanisation.
Parlant des tracteurs peu ont les moyens de satisfaire les taux exigés .
A travers tout le pays nous constatons un sous équipement en materiels ou machines et les rares qui son repérables sont d un vieillissement avancé.
Du constat fait sur les subventions qui font débourser à l état des dizaines milliards chaque snnée sans qu on ait en retour des retombées.

De ces retombées attendues il ne reste que des désillusions venant quelquefois des organisations paysannes.
Quelques entités vont jusqu a préconiser la suppression des subventions.
Arrivées a ce point celà veut dire que le mécanisme d attribution ne leur confere pas une réelle appropriation, une valorisation de ces subventions.
L implication des services agricoles en vue de définir un systeme de subvention qui mettra en selle exclusivement aux acteurs agricoles doit être envisagée.
C est possible lorsqu elle s adosse a une volonté politique.
Celle ci mettra de côté le clientelisme et autres considerations connexes.
L agriculture sénégalaise a besoin de profondes réformes qui mettent les agriculteurs au centre des préoccupations .
L état sait que ces subventions obeissent â d autres logiques et il saura s en éloigner lorsqu il aura trouvé l intérêt.
L avantage d un tel mécanisme fera sortir tous ceux qui beneficiaient de ces subbventions sans en avoir droit.
Il réservera les subventions aux agriculteurs et selon un systeme de ristournes encadrera les paysans vers des circuits de commercialisation officiels.
Avec un choix pareil les chinois pourront contractualiser avec des producteurs .
Ainsi ces derniers recevront des chinois les intrants et s engagent a leur vendre leurs productions .
On aura deblayé deux parcours differents porteurs d avantages pour les acteurs.

De Ndiamé Thiam

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Le projet « Tekki ndawñi « répondra t il aux attentes des jeunes ?

Récemment dans un élan enthousiaste le Fond international du développement agricole (Fida) , la Banque africaine du développement ont financé un projet dénommé Tekki ndawñi passant par la promotion de
l entrepreuneriat agricole auprès des jeunes.
Il compte toucher 150000 jeunes avec une enveloppe de 54 milliards.
Le coût du projet est certe consistant mais l objectif est également démesuré si nous considerons les attentes de nos jeunes et les ambitions qui feront bouger les lignes dans notre agriculture.
Ce n est point un pessimisme gratuit qu on voudrait entrevoir mais il est quasi impossible de changer la structure entrepreuneriale d un agriculteur avec 350649 f cfa .
Il y a une démarche et approche qui visent à faire de ces jeunes des entrepreneurs agricoles et non des ouvriers agricoles comme il se fait avec les jeunes du projet Prodac.
Entrepreneuriat suppose autonomie, savoir et savoir , faire, proprieté etc.
Pour celà ne serait ce que
l équipement agricole sans compter les intrants il va se comprendre que les montants prévus par agripreneur sont de loin trop insuffisants..
Quelle categorie de jeunes vont ils sélectionner ?
S il s agit de jeunes provenant des centres villes ou les jeunes diplomés quelles sont les terres qui leur seront destinées.?
Ce projet suivra t il le même parcours que celui de Prodac en termes de délais d execution, retard de démarrage et autres ?
Les réalités du monde rural font que certains projets dans leur élaboration et conception requièrent une approche participative .En y associant les destinataires ou bénéficiaires du projet.
Cette démarche aurait permis d éviter certains montages qui ne prennent pas en compte à la faisabilité.
S il faut se préoccuper de la reussite du projet nos experts doivent revoir le nombre des bénéficiaires du projet en baisse de maniere significative.
L experience tirée de certsins projets font ressortir des incongruités.
Comment peut on conceptualiser un projet qui dans sa phase productive
n arrive pas à fournir des revenus acceptables (moins de 40000f cfa mensuellement).
Il s agit pas de verser dans un mimétisme qui consiste â faire semblant de repondre aux aspirations des jeunes alors que les projets proposés portent dés leur naissance les éléments d échec.
Demarquons nous de ces leurres pour se projeter vers des lueurs.

De Ndiamé Thiam

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Programme des domaines agricoles communautaires :leurre ou lueur?

Ce programme doit il continuer de retenir notre attention sans qu une situation claire ne nous soit expliquée sur les fameux 29 milliards ?
Avec la venue du nouveau coordonnateur Pape Malick Ndour notre desapprobation suite aux 29 milliards est rompue par une nouvelle communication visant à nous faire croire que du nouveau recommence.
Nous voulons bien le comprendre dans ce sens mais qu il ait la retenue de ne pas nous faire penser qu à partir de paroles un changement de cap est effectué.
Nous sommes au regret de lui dire que rien n a bougé.
Nous en sommes avec les vieux clichés, les vieilles méthodes et sûrement nous serons avec les mêmes résultats.
Nous voudrions connaitre le nombre d emplois crées depuis la creation des domaines agricoles communautaires.
L ancienne équipe estimait qu à Sefa il y avait 10000emplois soit 100 m2 par jeune.
Peut être ils ont le secret pour rentabiliser 100m2 au point d en faire gagner 20000f par jeune mensuellement.
On voudrait également connaitre le coût d investissement pour un emploi crée au regard des milliards jusqu ici engloutis?
Nous savons que ce sont plusieurs dizaines de milliards.
Le choix à vouloir se présenter comme incubateur d entrepreneurs ne repond ni au contenu encore moins aux finalités.
Ces jeunes ne pouvant pas gagner mensuellement 40000 f cfa devront faire combien d années pour économiser ?
Avec quel argent vont ils investir?
Arrêtons ce jeu irréaliste .Avec les Dac on ne peut qu avoir des ouvriers agricoles .
D ailleurs s agissant d entrepreneurs il y a des universités, écoles de formation etc dans le domaine agricole .
Il existe des parcours porteurs qui sauront mettre les jeunes dans des conditions de travail plus efficientes sans toute cette communication envahissante et tapageuse.
Ici il s agira d apporter du travail aux jeunes mais pas du mimétisme qui ne change pas la réalité de ces jeunes.
Quand il y a la volonté de proceder à des transformations structurelles et de conception beaucoup de choses pourront se faire.
L agriculture sénégalaise est marquée a 95% par celle de type familial .
Si nous voulons créer des emplois nous devons tenir compte de cette realité et s en accommoder aussi.
Si on exploitait cette forme d agriculture le nombre d emplois crées serait plus consistant à moindre coût et reposerait dans la durabilité.

De Ndiamé Thiam